« Si la sexualité était une question de plaisir, les femmes seraient moins pénétrées et les hommes le seraient davantage. »

manifeste de Martin Page
« Au-delà de la pénétration » de Martin Page rassemble de plus en plus de public et suscite, depuis sa sortie, paroles, débats et réactions.
À l’occasion de sa réimpression, et à l’instar de ce qu’a proposé lui-même l’auteur au début de son enquête, la maison d’édition propose aujourd’hui aux lecteur-rice-s, ami-e-s, cousin-e-s, confident-e-s, amant-e-s, auteur-rice-s, boulanger-ère-s, banquier-ère-s, poètes et anonymes de témoigner (sous pseudonyme, sous X ou au grand jour) d’une expérience, d’une sensation, d’un ressenti vis-à-vis de la sexualité en général et de la pénétration en particulier.
À l’image des premiers témoignages rassemblés dans le livre, la parole est offerte et libre, pour qu’ensemble, nous nous rassemblions dans un nuage de douceur, de caresses, de bienveillance et d’intimité.
Pour témoigner de façon anonyme dans les commentaires : laissez libre court à votre imagination, l’adresse mail et le nom à renseigner peuvent être complètement inventés !
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Pendant des années, quand j’étais jeune, j’ai pensé avoir un problème : je prenais énormément de plaisir pendant mes rapports avec pénétration, mais je n’arrivais pas à l’orgasme. J’ai douté de ma capacité a jouir, de me laisser aller, d’être impliquée dans mes relations sexuelles. Étais-je frigide avec les autres ? Pourtant, en me masturbant j’y arrivais…
Heureusement, la pratique et les bonnes rencontres m’ont permis de comprendre : premièrement qu’il n’existe pas une seule et unique façon de pénétrer, et surtout que mon corps était plus sollicité par d’autres parties.
Le plaisir est un apprentissage mutuel, de soi-même et de l’autre. Il vient du respect et du savoir faire, de la remise en question et de l’essai. Vivement l’imagination !
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Je retrouve la sensation intacte de cette matinée en banlieue parisienne dans un appartement qui n’était pas le mien. Elle est un point de fuite vers lequel convergent mes désirs. Le jour était levé et n’attendait plus que nous. Réveillé, je regardais Fabianna dormir, le visage dans ses cheveux frisés en oreiller moelleux. Elle se réveillait doucement. J’ai parcouru de baisers doux son corps couvert par la couette. Mon haleine chaude arpentait sa chaire jusqu’à parcourir ses cuisses, le bas de son ventre et l’orée de ces poils pubiens. Je l’imagine avec les yeux fermés, mes caresses qui rencontrent ses rêves à demi éveillés. Je prenais le temps de la parcourir du regard, l’intimité offerte par la couette me donnait le loisir de parler à son sexe. J’avais des choses à lui dire, des choses que je ne pouvais dire qu’à lui. Tout mon amour, tout cet amour qui me faisait peur. Un amour dont les implications étaient trop lourdes à porter pour être dite à d’autres. Je me revois l’embrasser doucement, les baisers chaud circulaient de l’intérieur de ses cuisses au bas de ses fesses charnues avant de rencontrer son sexe. Elle fermait parfois légèrement ses cuisses sur mon visage en frémissant comme pour m’offrir un oreiller dans lequel me blottir. Les ouvraient de nouveau et ma bouche glissait sur son sexe dans un mouvement de parade. Ma bouche l’englobait, son corps entier tenait dans mon bouche et c’était son corps entier que je caressais avec la langue. Mes mains, mes paumes de mains enserraient ses fesses de sorte que je disparaissais à corps perdu en elle. Absorbé par le triangle formé par le haut de ses cuisses. Éternellement, j’étreingnais son sexe contre ma bouche et enlaçais de plusieurs tours de bras ses hanches afin qu’un long moment soit nécessaire pour nous détacher. Sans mots je lui disais que j’aimais sa jouissance. Que j’aimais le triangle de ses cuisses qui dissimulait pudiquement son sexe. Lorsqu’elle a eu une orgasme nous ne formions qu’un seul corps, inextricable l’un de l’autre. Lorsqu’elle a jouit je croyais avoir jouit aussi, traversé d’un frisson que je ne savais situer dans son corps ou dans le mien.
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J’aime la pénétration. J’aime reculer le moment de la pénétration. J’aime vibrer en attentant le moment où la pénétration est possible. J’aime savourer le risque de ne pas pouvoir pénétrer. J’aime l’idée que se crée, se prépare, se suscite un désir non automatisé. J’aime donner leurs chances aux autres parties du corps qui se prépare à être pénétré. J’aime sentir, goûter, toucher, vibrer. J’aime transformer le moindre muscle, et d’abord les autres orifices, et les creux, et les plis, et les interstices, et les plus cachés d’entre eux, en appendices du désir. J’aime imaginer la pénétration couronner quelque chose mais seulement parfois et parfois jamais, ou seulement en faisant semblant, ou par l’orteil ou par l’oreille. Prenez place au concert. Ecoutez-moi.
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Je retrouve la sensation intacte de cette matinée en banlieue parisienne dans un appartement qui n’était pas le mien. Elle est un point de fuite vers lequel mes désirs s’échappent. Le jour était levé et n’attendait plus que nous. Réveillé, je l’a regardais dormir, le visage dans ses cheveux frisés en oreiller moelleux. Elle se réveillait doucement. J’ai parcouru lentement de baisers doux son corps couvert par la couette. Mon haleine chaude arpentait sa chaire jusqu’à parcourir ces cuisses, le bas de son ventre et l’orée de ces poils pubiens. Elle a légèrement ouvertes ses cuisses. Je l’imagine avec les yeux fermés, rêves à demi éveillés et caresses qui se rencontre. Je prenais le temps de la parcourir du regard, l’intimité offerte par la couette me donnait le loisir de parler à son sexe. J’avais des choses à lui dire, des choses que je ne pouvais dire qu’à lui. Tout mon amour, tout cet amour qui me faisait peur. Un amour dont les implications étaient trop lourdes à porter pour être dite. Je me revois l’embrasser doucement, comme pour lui signifier que j’étais là, que je l’aimais fort. Les baisers chaud circulaient de l’intérieur de ses cuisses au bas de ses fesses charnues avant de rencontrer son sexe. Elle fermait parfois légèrement ces cuisses sur mon visage en frémissant comme pour m’offrir un oreiller dans lequel me blottir. Les ouvraient de nouveau et ma bouche glissait sur son sexe en une parade amoureuse. Ma bouche l’englobait, son corps entier tenait dans mon bouche et c’était son corps entier que je caressais avec ma langue. Mes paumes de mains enserraient ses fesses de sorte que je disparaissais en elle, absorbé par le triangle formé par le haut de ses cuisses. J’étreingnais son sexe contre ma bouche et enlaçais de plusieurs tours de bras ses hanches afin qu’un long moment soit nécessaire pour nous détacher. Sans mots je lui disais que j’aimais sa jouissance. Que j’aimais le triangle de ses cuisses qui dissimulait pudiquement son sexe. Lorsqu’elle a eu une orgasme nous ne formions qu’un seul corps, inextricable l’un de l’autre. Lorsqu’elle a jouit je croyais avoir jouit aussi, traversé d’un frisson que je ne savais situer dans son corps ou dans le mien.
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serrure (genre logotype-wc) je ne pensais jamais publier ça mais dans ces circonstances
d’un haut, une pyramide se dérobe
j’y vois en effet l’iconique buste
nostalgie d’éternel, vétuste
je tombe contre elle, à Terre on s’englobe
aurais-je coupé ses jambes, pour un hoccus poccus?
elle se baisse, je me sens ignoble
puis me concède, d’un esprit vignoble
elle cesse, serpente au menton, délie ma langue de bois
mais sinon quant à la thématique plus générale
fractales maïeutiques
cette pupille qui me souris
je guigne, de gauche de droite
de quoi te rendre moite
quel commerce pourri
moqueurs rides, j’oublie
que veux tu dire par là?
je me sens raplapla
enfin de la douceur, ici
je te miroite
comme une cuillère
la tête à l’envers
à croire que ça se gâte
tu étires ton doigt
l’inconnue croise sur mes épaules
rien qu’étoiles et saules
idiot, pas de Lune là, pas de loi
je feins le rôle donné
je tente un style, Justin Trick
l’angélique bêtise s’astique
autant se faire des pieds de nez
prends moi ce qui te chante
sur mon feu tu peux tout spéculer
entre nous un sens acculé
dans le feutre de nos amiantes
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C’est grâce à des livres comme celui ci et des comptes Instagram de sexe éducatif que j’ai compris que non, je n’ai pas de problème, non je ne suis pas une exception mal formée, je suis juste comme une majorité de femme qui n’ont pas un grand plaisir pour la penetration. J’aime ça quand ça fait longtemps, quand un manque s’installe, mon esprit formaté par la société me fait même fantasmer parfois sur cet acte, pourtant celui ci ne me fait pas orgasmer et ne me procure pas un plaisir à en grimper aux rideaux. Davantage d’homme ET de femmes devraient prendre conscience que ce n’est que la société et le « recopiage » qui nous fait mettre cette pratique au centre des relations sexuelles
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